Benoît Wojtenka, la chance de ne pas avoir eu des parents entrepreneurs.

Mis à jour : févr. 5

« Une enfance où je n’ai ni manqué d’amour ni de culture… »

Né d’un père chercheur 🔬 et d’une mère bénévole à la bibliothèque 📚, la priorité des parents de Benoît n’est pas leur apparence mais plutôt le développement du sens de la curiosité et du goût d’apprendre pour eux-mêmes et leurs enfants. S’interroger❓, regarder au-delà de l’étiquette 🔎, prendre le temps de comprendre⌛️, la famille scientifique nourrit son cerveau de connaissances comme un cuisinier éduquerait le palais de ses enfants.

Benoît ne s’imagine ni commercial ni entrepreneur mais plutôt faire une carrière en tant qu’ingénieur avec une expertise technique. Scolairement, c’est un bon élève, et vestimentairement parlant il ne se pose pas la question du style mais porte un intérêt pour le savoir-faire. Au milieu des années 2000, le choix des magasins de prêt à porter masculins est rudimentaire à Tours, se limitant principalement entre Jules et Célio. Il commence à se demander pourquoi il achèterait cette marque plutôt qu’une autre. Il prend le temps de se renseigner sur l’origine et la composition des matières, la technique de couture utilisée✂️…

Les études supérieures, le démarrage de Bonne Gueule

Le bac S en poche 🎓, Benoît suit un DUT Technique de Commercialisation. Une formation qu’il apprécie : « J’y ai appris des éléments pratiques, concrets, variés, très utiles dont je me sers encore aujourd’hui ». C’est alors qu’un ami, Baptiste, l’invite à aller boire un verre à l’Alexandra (un bar réputé à Tours pour sa pinte à 3 euros 🍺 et sa fameuse fée rouge) pour lui faire part d’une idée. Baptiste, c’est le genre de personne qui a du nez, il a le sens du commerce et sait reconnaître un talent. Il a remarqué que Benoît aime et sait écrire. Il l’invite à être auteur d’un blog de mode masculine et le pousse même jusqu’à lui prêter son ordinateur portable 💻 pour qu’il puisse rédiger des articles. Benoît se sent mis en confiance par les encouragements de cet ami et se sent pris d’un engagement par le prêt de ce matériel. Rapidement, les articles sont commentés, les lecteurs lui demandent son avis ou lui posent des questions, il se sent utile. Ces messages lui servent de source d’inspiration 🎨 pour de prochains écrits.

En école de commerce, il poursuit la rédaction par plaisir. Il suit Olivier Roland, le premier à vivre de son blog en France.

➡️En 2009, il réalise une année de césure en tant que consultant conseil dans une entreprise d’informatique. Une expérience qui ne lui plaît pas du tout. Cette même année, il fait un malaise cardiaque et prend conscience que la vie peut s’arrêter à chaque instant.

👉C’est à ce moment-là que Baptiste, lui propose de faire une année HEC à Montréal. Benoît n’a pas le meilleur dossier sur papier mais le blog Bonne Gueule lui permet clairement de se démarquer par rapport aux compétences qu’il a développé : rédiger du contenu, communiquer sur le net, utiliser des logiciels spécifiques, … C’est ainsi qu’il est accepté et passe une des meilleures années de sa vie. Cette expérience l’a ravi pour la qualité des cours suivis, la sympathie des québécois et les nombreuses activités culturelles à faire.

Parallèlement, il rencontre Geoffrey Bruyère, passionné de business et d’entrepreneuriat. Ensemble, ils trouvent le moyen de monétiser le blog à travers un ebook qui se vend très bien. Grâce à ce franc succès, un duo se façonne et l’aventure prend un nouveau tournant.

De retour de Montréal, le véritable lancement

En 2012, l’euphorie de l’année à l’étranger passée, une phase de doutes et de questionnements laisse place rapidement à l’action. Ils prennent des bureaux à Paris et Benoît travaille sur un programme de formation en ligne : un programme de 20 vidéos proposé à 150 euros. C’est à nouveau une réussite et elle contribue à une sécurisation de leurs revenus. Des collaborations avec des marques comme National Standard ou Hesthung fonctionnent très bien. Bonne Gueule s’occupe du style et du design et le partenaire de la fabrication et de la communication.

L’entreprise prend de l’ampleur rapidement, étape par étape :

👕->2014 : Lancement de la marque de vêtements Bonne Gueule, uniquement en vente en ligne.

👖->2015 : Ouverture d’une première boutique à Paris.

👞->2016 : Ouverture d’une seconde boutique à Lyon.

👜->2017 : Ouverture d’une troisième boutique à Bordeaux.

Aujourd’hui Benoît et Geoffrey sont à la tête d’une entreprise d’une cinquantaine de salariés. Leur objectif est de continuer à grandir tout en gardant l’esprit Bonne Gueule.

Les atouts de Benoît

Cet entrepreneur se distingue par :

📌Son goût d’apprendre et plus encore, d’apprendre à apprendre. Il a démarré à une époque où la monétisation des blogs en était encore qu’à ses débuts, il a donc pris le temps de s’informer et de se former.

📌Bonne Gueule c’est aussi et surtout une histoire de potes, le but est de travailler dans une ambiance conviviale où chacun puisse exprimer son talent. Les rôles sont ainsi bien définis entre Benoît le passionné par le produit et Geoffrey le fin stratège commercial.

📌Sa passion pour les vêtements est toujours là, dix ans plus tard. C’est elle qui lui donne envie de se lever le matin, de poursuivre ses recherches et qui le rend heureux.

Ses conseils

Nous sommes dans un monde où la connaissance est accessible à tous, dès lors que vous avez une connexion internet. Vous pouvez trouver des tutos pour expliquer tout ce qui est explicable et sur n’importe quel sujet. La seule chose qui fasse la différence, c’est votre curiosité, votre courage et votre persistance.

Dans la pratique comment ça se passe ?

✅Dans un premier temps, habituez vous à créer du contenu chaque semaine sur un thème qui vous passionne.

✅Dans un second temps, créez votre communauté, apprenez à susciter l’intérêt et donner envie à l’autre de vous découvrir.

Et pour conclure, choisissez votre positionnement : soit vous rêvez de votre vie et vous le reconnaissez, soit vous vous donnez l’opportunité de passer de l’irréel au concret. Vous ne pouvez pas être entre les deux. Il n’y a absolument aucune honte d’avoir essayé et de ne pas avoir atteint son objectif :

La seule façon d’échouer, c’est d’arrêter d’essayer.

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