Une chambre à soi, Virginia Woolf

Mis à jour : avr. 30


⁉️ De quoi ça parle ?

Virginia Woolf tente d’écrire un essai à propos des femmes et du roman. L’avancée de sa réflexion se portera principalement sur le statut de la femme et les obstacles qui se sont présentés à elles pour leur permettre de devenir elle-même auteure ou poète.

👩🏻 Qui est Virginia Woolf ?

Née en 1882 à Londres, Mrs Woolf est une femme de lettres moderniste. Une enfance où elle subit les agressions sexuelles de son demi-frère, la perte de sa mère, sa sœur et son père successivement provoqueront sa première dépression nerveuse. Son œuvre est reconnue dans le monde entier pour sa sincérité et la transparence des personnages. Sa vie sera ponctuée de souffrances psychiatriques, elle mettra fin à ses jours en laissant à son mari une lettre où elle lui explique qu’elle entend à nouveau des voix.

❓Le saviez-vous ?

Nicole Kidman a joué le rôle de Virginia Woolf dans le film « The Hours”. Afin de ressembler au personnage qu’elle interprète, elle a porté un nez postiche. Elle remportera l’oscar de la Meilleure Actrice.

📖 Ma lecture

J’avais longtemps entendu parler de ce livre et de son auteure décrite comme une femme aux idées modernes pour son époque. J’étais très curieuse de découvrir sa liberté de ton.

Le premier chapitre m’a semblé bien long et j’ai eu quelques difficultés à suivre ses réflexions, sauf à la fin de ce dernier où l’on peut lire :

« Et je pensais qu’il est ben désagréable d’être enfermé au-dehors ; puis je pensais qu’il est pire peut-être d’être enfermé dedans. »

La poursuite se fait sur un établissement de la condition de femme, qui aurait pu écrire et de quelle manière ? C’est ainsi que l’impossibilité d’avoir son propre espace est présentée comme la première contrainte. La femme n’avait pas de lieu à soi comme un bureau. Elle ne pouvait pas rester dans une chambre non plus, sa place était au salon où elle était sans cesse interrompue par ses tâches domestiques ou les enfants dont elle devait s’occuper.

Le poids de l’avis des parents, « je veux gagner ma vie avec ma plume » aurait été reçu par un refus.

Sa vision des œuvres de Jane Austen, des sœurs Brontë (principalement Emilie) et George Eliot (qui a changé son nom Mary Ann Evans pour être prise au sérieux), est très intéressante. Elle explique que celles-ci ci n’écrivent que sous le prisme de leur propre réalité. Les intrigues se déroulent quasiment toujours au même endroit, avec le même type de personnage et les enjeux sont les mêmes. Qu’en aurait-il été si elles avaient pu voyager ?

Elle explique également que leurs romans sont remplis de leur propre ressenti, qu’il s’agit d’une forme de biographie, d’un exutoire de leur propre vie.

Pour conclure, une lecture très intéressante mais où il faut s’accrocher. J’avais l’impression que cela partait dans tous les sens, comme s’il avait été écrit sous le coup de la colère.

🌺🌺🌺,5/5

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